Le Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip) connaît une amélioration dans son déroulement dans les départements de l’Atacora et de la Donga, trois mois après son lancement officiel. C’est le constat fait à l’issue d’une visite de postes d’enrôlement dans la commune de Ouaké, samedi 10 février dernier, par le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané.

A l’inverse des constats faits en novembre 2017, quelques jours après le lancement officiel de l’opération, Abdoulaye Bio Tchané s’est dit satisfait du déroulement du Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip). Trois mois après sa première visite de supervision de l’opération dans les départements de l’Atacora et de la Donga, le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement a reconnu aux différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre de l’opération leurs mérites, tablant sur les progrès enregistrés jusque-là. Lors de sa visite, samedi dernier, dans différents postes de la commune de Ouaké en compagnie des membres de son cabinet, il a qualifié ces progrès d’importants d’autant plus qu’il constate que les populations se sont adaptées à l’opération, le temps mis pour prendre en charge les individus s’est sensiblement réduit et que le nombre de personnes traitées a substantiellement augmenté pour atteindre le chiffre optimal prévu par l’Agence nationale de Traitement (Ant). De quoi attester que beaucoup d’efforts ont été faits dans la mise en œuvre de l’opération. « Très peu de difficultés m’ont été relevées. Tout se passe relativement bien», a-t-il indiqué à l’issue de cette visite dans les arrondissements de Ouaké centre et de Sèmérè.
Abordant les agents et questionnant les personnes concernées par l’opération, le ministre n’a pas manqué de s’imprégner des réalités de terrain, relevant par ailleurs les prouesses des différentes équipes à s’adapter à l’environnement notamment les difficultés de déplacement des populations.
Prenant également part à la visite de la délégation du ministère en charge du Plan et du Développement, Issotina Salami, premier adjoint au maire de la commune de Ouaké, a souligné que les difficultés liées au début à l’affluence des populations et à leur impatience connaissent un terme avec un assouplissement du processus. Le dynamisme du dispositif et la planification au niveau de chaque ménage ont contribué largement à améliorer le processus d’enrôlement, à ses dires. D’où son optimisme quant à l’atteinte des objectifs à la fin de l’opération. Déjà, il informe que le retour des travailleurs saisonniers du Nigeria constitue une opportunité pour enrôler un maximum de cibles.
Des assurances ont par ailleurs été données au ministre d’Etat préoccupé par l’enrôlement des étrangers. Plus de 200 ressortissants étrangers ont été enrôlés sur la base de leurs cartes consulaires ou d’autres pièces administratives, apprend-on?

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