Démarrée depuis le 29 janvier, la première phase de dédommagement des propriétaires terriens de la zone aéroportuaire de Glo-Djigbé suit son cours dans l’arrondissement de la localité. Le directeur de l’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf) a effectué, ce jeudi 8 février, une descente sur le terrain pour constater l’effectivité de l’opération.

Dans le cadre du dédommagement des expropriés du site aéroportuaire de Glo-Djigbé, les propriétaires terriens dont les immeubles sont situés après 2 km de la route inter-Etats Cotonou-Niamey perçoivent leur indemnisation depuis le 29 janvier 2018 à l’arrondissement de Glo-Djigbé. C’est le constat fait par une délégation de la commission interministérielle chargée de l’indemnisation en matière d’expropriation pour cause d’utilité publique dans le domaine devant abriter l’aéroport de Glo-Djigbé, avec à sa tête son président, Victorien Kougblénou. 

Karimou Lafia Yarou, gestionnaire de domaine de l’Etat à l’Andf, se satisfait du bon déroulement des opérations. Selon lui, les différents propriétaires terriens reconnus comme tels, après les vérifications, viennent massivement procéder à la signature des procès-verbaux d’accord.
Depuis deux semaines, les propriétaires concernés par les opérations viennent remplir les formalités pour rentrer en possession de leurs sous. « Le présumé propriétaire se présente avec les pièces à savoir : une photocopie de la carte d’identité, deux photos d’identité, originaux des conventions de vente, le procès-verbal d’homologation du tribunal pour le gestionnaire des biens d’un représentant de collectivité ou d’un défunt, et après vérification, ils sont satisfaits », a confié Karimou Lafia Yarou.
Suite à sa descente sur le terrain, le directeur général de l’Andf, Victorien Kougblénou, se réjouit du bon déroulement des opérations. Selon lui, il fallait venir constater de visu ce qui se fait au lieu de se fier seulement au rapport journalier. C’était l’occasion pour lui de prendre connaissance des difficultés que rencontrent les opérateurs commis pour la tâche. « Ici, tout se déroule bien. Il y a une forte mobilisation des populations qui s’impatientent pour passer au niveau des opérateurs afin de signer les fiches », a-t-il remarqué. Satisfait du calme qui prévalait, il sollicite l’implication et la disponibilité des autorités locales, des têtes couronnées et des populations dans ces opérations, conformément aux exigences d’ordres administratif, juridique et technique. En attendant le 20 février prochain, date du lancement des travaux de ce chantier qui va contribuer au développement économique de notre pays, Victorien Kougblénou rassure les requérants du paiement de leur dû avant ce délai. Aussi, selon lui, les communautés villageoises délogées dans le cadre de ce projet, seront-elles relogées sur des sites qui sont en train d’être aménagés pour la circonstance?

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