Des équipements constitués de 100 vélos dames et de 100 lampes solaires rechargeables ont été distribués, mercredi 7 février dernier, à 100 élèves filles démunies du Ceg Toura, dans la commune de Banikoara. Œuvre de l’Association des producteurs agricoles pour le soutien aux enfants démunis (Apased-Bénin), ce geste contribuera à améliorer leurs conditions d’études.

L’accès et le maintien des filles à l’école ne doivent pas être laissés à la seule charge de l’Etat béninois. L’Association des producteurs agricoles pour le soutien des enfants démunis (Apased-Bénin) l’a compris et a décidé non seulement d’apporter sa contribution pour l’aboutissement de cette lutte, mais d’œuvrer également pour leur leadership. Grâce à elle, 100 filles du collège d’enseignement général de Toura, dans la commune de Banikoara, ont reçu des vélos et des lampes solaires, mercredi 7 février dernier.

Pour le président du Conseil d’administration de l’Apased-Bénin, Bio Gado Yérima, il ne s’agit pas d’une prime à l’excellence, mais d’un appui apporté à des filles obligées de parcourir plusieurs kilomètres à pied avant de rallier leur collège. « L’un des principaux défis dans tous les systèmes éducatifs, notamment celui du Bénin, devra désormais et plus que jamais être la scolarisation et le maintien des filles à l’école », a-t-il indiqué. Dans l’arrondissement de Toura, commune de Banikoara, a déploré Bio Gado Yérima, les causes profondes les plus récurrentes du faible taux de scolarisation des filles sont liées, entre autres, à la distance qui sépare leur domicile du collège (soit 7 km), puis à leur difficulté à accéder à l’électricité pour apprendre leurs cours les soirs. Il y a aussi le manque de compétences de vie pour faire face à la pression de leurs pairs. « Tout ceci a comme conséquence, la déperdition et l’échec scolaires, la baisse des rendements scolaires des filles avec un fort taux de redoublement et des grossesses, les mariages précoces et forcés et le faible taux de scolarisation des filles », a poursuivi Bio Gado Yérima.
Cette action qui a donc pour objectif d’améliorer leurs conditions d’études, a bénéficié de l’appui du gouvernement du Canada. Aussi, la coordonnatrice du Fonds canadien d’initiatives locales, Ginette Bonou, a-t-elle exhorté d’autres bonnes volontés à voler au secours de ces filles. Appréciant le geste, le chef service des Enseignements secondaires dans l’Alibori, Amidou Abdoulaye, garde l’espoir que ces moyens de locomotion leur permettront d’exceller.
En effet, ce geste vise à enrayer ces images d’élèves filles à pieds, transpirant sous un soleil de plomb, couvertes de poussières et fatiguées. Résidant dans des villages comme Atabénou, Tintinmou, Kognigou,
Kakourogou, Ouagou et Kpagaguédou, elles étaient contraintes de s’arrêter pour se reposer sous un arbre, après avoir parcouru de longues distances. D’autres filles, conscientes du problème de lumière qui se pose à elles pour étudier les soirs, profitent du trajet pour apprendre leurs leçons sur le chemin, à la sortie des cours à 19 heures.
Comme leurs parents, elles ont témoigné leur reconnaissance à leurs bienfaiteurs. Elles ont émis le souhait que la même attention soit accordée à leurs collègues filles démunies des arrondissements de Soroko, Goumori, Founougo, Sompérékou, Kokey, Ounet, Kokiborou et Gomparou, toujours dans la commune de Banikoara.
C’est sur la base d’un certain nombre d’observations que leur choix a été effectué. La présence sur le terrain d’une équipe a permis de recenser celles qui se font remorquer par leurs camarades ou qui sont à pieds à l’aller et au retour des classes. Des entretiens ont également eu lieu avec elles pour mieux comprendre leur situation actuelle, leurs résultats scolaires, grâce aux témoignages de leurs enseignants?

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