L’affaire d’établissement frauduleux d’acte de naissance qui secoue la mairie de Porto-Novo depuis quelques jours va livrer son secret ce jeudi 8 février. Les mis en cause seront présentés ce jour au procureur de la République près le Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo. Chacun d’eux sera fixé sur son sort. 

Le secrétaire général de la mairie de Porto-Novo, le seul prévenu gardé à vue jusque-là dans le dossier, y était depuis mardi dernier. Il a été écouté par le procureur de la République qui a décidé de prolonger la garde à vue jusqu’à ce jeudi. Le prévenu sera retourné au commissariat central de Porto-Novo où il est gardé depuis le vendredi 2 février dernier. Il sera à nouveau devant le parquet de Porto-Novo ce jour. Il sera présenté avec un agent du service de l’état-civil dont le procureur de la République a demandé l'interpellation par la police. Pendant ce temps, le cerveau de l’affaire, le sieur D. K. en service aussi à la mairie de Porto-Novo, qui a intercédé pour que l’acte de naissance frauduleux soit établi au profit du bénéficiaire, est resté introuvable pour le moment.
Pour rappel, tout serait parti du service de l’Immigration et de l’Emigration qui établit les passeports ordinaires. Un requérant de passeport détenait un acte de naissance signé du secrétaire général de la mairie de Porto-Novo, qui est en réalité faux. Le service informatique de la police de l’Immigration et de l’Emigration a relevé que la pièce était dupliquée. Un autre citoyen s’était fait établir son passeport sous le même numéro d’acte de naissance. Qu’est ce qui a pu se passer pour qu’il y ait doublon de l’acte d’état civil ? La police de l’immigration et l’émigration a saisi le commissariat central de Porto-Novo pour approfondir les enquêtes. Le requérant a été interpellé et incarcéré à la prison civile de Porto-Novo. Il aurait avoué que l’acte de naissance était falsifié. C’est ainsi que l’étau s’est resserré autour du secrétaire général de la mairie de Porto-Novo qui a signé la pièce querellée. Il devra surtout s’expliquer par rapport à sa complicité ou non dans cette forfaiture. Il en sera de même pour l’agent du service de l’état civil attendu aussi au parquet ce matin. Le dernier mot reviendra au procureur de la République qui décidera de leur sort au regard du degré d’implication de chacun d’eux dans ce délit de faux et usage de faux en écriture publique?

 

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