Sensibiliser les clients des Associations des services financiers (Asf) sur les bonnes pratiques en matière de microfinance. Tel est l’objectif de la campagne lancée, ce lundi 5 février à Djougou par la direction de l’Inclusion financière et de l’Autonomisation économique du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance avec le soutien du Projet d’appui à la promotion des services financiers ruraux adaptés (Papsfra) sous la tutelle du Programme Cadre des interventions du Fida en milieu rural au Bénin (Procar).

La campagne de sensibilisation des clients des Associations des services financiers (Asf) sur les meilleures pratiques en matière de microfinance lancée par la direction de l’Inclusion financière et de l’Autonomisation économique, à sa première séance à Djougou, a permis aux participants de mieux appréhender les conditions et contraintes liées à l’octroi de microcrédits. La mission de ces institutions de microfinance est de favoriser l’accès aux services de financement aux populations les plus démunies et autres exclus des systèmes bancaires. Fort de ce que la plupart des demandeurs de microcrédits n’arrivent pas à rembourser les prêts à eux octroyés, la nécessité de corriger les impairs et de promouvoir les bonnes pratiques dans le secteur de la microfinance justifie cette initiative que le Projet d’appui à la promotion des services financiers ruraux adaptés (Papsfra) soutient, dans le but de contribuer à la réduction de la pauvreté en milieu rural.
Créées en 1997 dans les villages du Bénin par des populations dont l’accès aux services des institutions de financement est assez limité, les Asf disposent aujourd’hui d’un agrément qui leur permet d’exercer légalement leurs activités pour le bien des bénéficiaires en quête de ressources pour financer leurs activités agricoles, à en croire Didier Djoï, représentant du ministre en charge des Affaires sociales et de la Microfinance. Cependant, il n’adoube pas les mauvaises pratiques qui ont cours dans le secteur et qui plombent son embellie. « Nous devons promouvoir des comportements qui sont de nature à favoriser la professionnalisation du secteur. Nous ne pouvons plus permettre n’importe quoi », indique-t-il face au taux peu reluisant de remboursement des crédits. Aussi en appelle-t-il à la rigueur dans la gestion des fonds alloués pour l’atteinte des objectifs fixés par le gouvernement et ses partenaires. Si hier, recours est fait à des usuriers qui abusent de la condition sociale des populations, aujourd’hui l’exercice des Asf constitue, à son avis, une bouffée d’oxygène pour les différents demandeurs tant les prêts sont octroyés à des taux intéressants.
En analysant le secteur de la microfinance au Bénin, Alley Djobo Wahab de la direction de l’Inclusion financière et de l’Autonomisation économique, a relevé certains dysfonctionnements, notamment la cavalerie des clients, leur surendettement, leur suivisme dans le choix des produits et l’accumulation inquiétante des impayés des systèmes financiers décentralisés. D’où l’appel à une éducation financière des clients. Il a saisi l’occasion pour montrer à ces derniers comment gérer plus efficacement les produits financiers et réduire par conséquent les risques de surendettement. Par ailleurs, il a évoqué les clés de réussite des demandeurs de microcrédits?

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