Le Front pour le sursaut patriotique (Fsp) s’est prononcé sur l’actualité, à la faveur d’un point de presse organisé, ce lundi 5 février à Cotonou. Jean Kokou Zounon et les autres réclament, entre autres, « un juste dédommagement » des propriétaires terriens expropriés dans le cadre du projet de construction de l’aéroport de Glo-Djigbé.

« Le Fsp est entièrement d’avis qu’il faut pour notre pays un nouvel aéroport. Mais il faut un juste dédommagement des populations et propriétaires terriens », a insisté Jean Kokou Zounon, porte-parole du Front pour le sursaut patriotique (Fsp), au cours du point de presse organisé hier à Cotonou.
Présentant les résultats d’une enquête diligentée par le Comité départemental du Fsp de l’Atlantique, le conférencier n’admet pas les prix auxquels les parcelles sont expropriées. Il trouve que l’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf) et le ministère des Infrastructures et des Transports peuvent mieux faire pour la satisfaction des citoyens concernés. « Le dédommagement aujourd’hui ne peut pas se baser sur les prix de 2006, il y a donc douze ans ; il faut reconstituer le patrimoine au prix actuel », a-t-il déclaré.
Le Fsp préconise la prise en compte des réalités actuelles dans la zone, en indiquant que le mètre carré varie de 1000 F à 7000 F Cfa. Sur un tout autre registre, le Fsp est revenu sur l’arrestation de Laurent Métongnon et affirme que ce dernier « n’est pas responsable des faits dont il est accusé ». Le Front demande sa libération et s’indigne, par ailleurs, du « quadrillage policier » qu’il y a eu au Palais de justice, le 30 janvier dernier où le responsable syndical devrait comparaître. « Des militants et sympathisants, malgré l’incertitude qui planait sur la tenue de l’audience, compte tenu de la grève des magistrats, ont fait le déplacement et se sont heurtés à ce dispositif de siège policier du tribunal », rappelle Jean Kokou Zounon.

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Un autre point abordé au cours de la rencontre avec les professionnels des médias, c’est celui relatif aux salaires des ministres, des membres de leur cabinet et des préfets. Après avoir dénoncé le fait qu’au Bénin le salaire des fonctionnaires ou des agents sus-cités, soit gardé secret, Jean Kokou Zounon, au nom des membres du Fsp, laisse entendre que seule l’amélioration de la situation socioéconomique du pays devrait être une priorité pour le gouvernement. « Il manque de gants dans les hôpitaux et centres de santé publics, les parents appauvris doivent continuer de débourser des sommes exorbitantes pour les études de leurs enfants dans les universités d’Etat (…) », a-t-il fait comprendre.
Selon le Fsp, certaines décisions de la Cour constitutionnelle, dont celle relative à l’actualisation de la Lépi, ne seraient pas respectées. Le Fsp réclame toujours la tenue des assises nationales. Les membres de ce regroupement politique estiment que le Bénin ne se porterait mieux qu’avec l’organisation des états généraux du peuple?

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