Le directeur général de la Police républicaine, le général Nazaire Hounnonkpè, a saisi l’occasion de la cérémonie des couleurs de ce lundi 5 février à Cotonou pour clarifier la confusion qui s’installe autour de cette nouvelle force de sécurité. La Police républicaine n’est pas une fusion de l’ex-Police nationale et de l’ex-Gendarmerie nationale.

« La Police républicaine qui vient d’être créée et qui a commencé par faire son petit bonhomme de chemin est un corps tout nouveau. Je voudrais effacer de nos esprits et de nos têtes qu’il ne s’agit pas de la fusion de l’ex-Police nationale et de l’ex-Gendarmerie nationale », a déclaré, ce lundi, le directeur général de la Police républicaine, le général Nazaire Hounnonkpè. Pour lui, c’est un corps nouveau qui est créé et chacun est nouveau dans ce corps. Devant les policiers et des gendarmes regroupés pour la cérémonie des couleurs, hier, à la direction générale de la Police républicaine, il a tenu à clarifier face à la confusion qui s’installe autour de cette nouvelle force qui a été créée par le gouvernement.
Selon le directeur général de la Police républicaine, personne n’a l’apanage d’appartenir à ce corps avant quiconque. « Nous sommes tous nouveaux à la Police républicaine », insiste-t-il, avant d’ajouter que le siège de la Force qu’il dirige aujourd’hui, coïncide avec les installations de la direction générale de l’ancienne Police nationale.
Mais il précise que la Police républicaine n’est pas un continuum de l’ancienne direction générale de la Police nationale. « Ce siège qui a été retenu doit être considéré comme un siège neutre », explique-t-il. Il informe que « Tous les anciens organes de l’ex-Police nationale et de l’ex-Gendarmerie nationale ont cessé leurs activités ».
Dans la déclaration faite devant les Forces de sécurité publique, le général Nazaire Hounnonkpè a reprécisé que dès l’entrée en vigueur du décret portant attributions, organisation et fonctionnement (Aof) de la nouvelle force, ce sont les organes prévus par ce décret qui ont la légitimité et la légalité de fonctionner. « Je voudrais faire cette précision pour que le vocable Police républicaine ne prête pas à confusion pour que les anciennes appellations Police nationale créent des amalgames », a averti le directeur général de la Police républicaine. « A partir de cet instant, nous devons nous tenir par la main pour qu’ensemble, nous puissions relever ce défi qui nous est lancé, non seulement par le président de la République, mais également par la nation tout entière », a déclaré le général Nazaire Hounnonkpè. « Si nous échouons, ça va être dommage ou une catastrophe pour le système sécuritaire », insiste-t-il.
Pour le directeur général de la Police républicaine, les agents des forces de sécurité doivent oublier les anciens conflits corporatistes pour entrer dans la Police républicaine, dépouillés des vieilles habitudes. C’est un nouveau jour qui, selon lui, s’éveille sur le système sécuritaire du Bénin. « Oublions nos propres égos, sacrifions des acquis dans l’intérêt de cette institution qui vient de voir le jour », a conseillé le général Nazaire Hounnonkpè. Cela permettra aux populations de voir leur sécurité renforcée et leur liberté garantie, selon lui.
Le général Nazaire Hounnonkpè promet qu’il mettra tout en œuvre pour éviter toute frustration. Il n’y aura également, rassure-t-il, aucun traitement discriminatoire dans les prises de décisions et dans les rétributions, afin que chacun se sente appartenir fièrement à cette Police républicaine?

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