Les membres du Comité d’orientation et de pilotage du Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement du Bénin (Undaf) ont tenu, ce mercredi 31 janvier à Cotonou, la quatrième session de ce cadre de coopération entre le Bénin et le Système des Nations Unies. Cette session qui se tient au cours de l’année de clôture de ce plan a été une occasion pour faire le point des résultats enregistrés en 2017 avant de projeter les grandes lignes pour le prochain Undaf.

« L’évaluation du Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement du Bénin (Undaf) 2014-2018 menée de manière indépendante a révélé la pertinence et l’efficacité des choix stratégiques opérés », a déclaré hier, le coordonateur résident du Système des Nations Unies au Bénin, Siaka Coulibaly. C’était à l’ouverture des travaux de la quatrième session du Comité d’orientation et de pilotage de l’Undaf. Cependant, cette évaluation a montré que des actions doivent être menées pour assurer la durabilité des résultats acquis.
L’Undaf 2014-2018 adopté en 2013, selon le directeur général du Financement du développement, Victorin Yaovi Edeh, est une réponse commune du Bénin et du Système des Nations Unies (Snu) suite à un diagnostic effectué pour le développement du Bénin.
En effet, le dispositif de suivi- évaluation de l’Undaf a prévu cette session annuelle pour, d’une part examiner les principaux résultats enregistrés au cours de l’année 2017, et d’autre part dégager les orientations pour l’année 2018 qui représente la dernière année de sa mise en œuvre.
Selon le coordonateur résident du Snu, Siaka Coulibaly, l’année 2017 a été marquée par des résultats positifs. Ainsi, dans le domaine de la croissance inclusive et durable, des milliers de jeunes Béninois de 15-35 ans et des femmes ont été appuyés pour la création d’entreprises. Plus de 5000 ménages vivant dans les zones pauvres et reculées du Bénin ont été appuyés pour la mise en place des activités génératrices de revenus, contribuant ainsi à une amélioration de leurs conditions de vie.
Siaka Coulibaly a salué les résultats enregistrés également dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la protection sociale et au niveau de la gouvernance avec la mise en place des outils pour la modernisation de l’administration publique.

Volonté et engagement

Les agences du Snu ont, au cours de l’année 2017 appuyé aussi le gouvernement pour la mise en œuvre de sa feuille de route sur les Objectifs du développement durable (Odd). Mais pour faire face aux défis liés à la mise en œuvre de ces Odd, et permettre à l’Onu de jouer son rôle stratégique; le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, a engagé de profondes réformes au sein de l’Organisation, selon le coordonnateur résident. Ces réformes, souligne-t-il, visent un repositionnement de l’Onu pour une mise en œuvre de l’Agenda 2030.
Sur la base des priorités nationales déclinées dans le Programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021) et au regard des avantages comparatifs du Snu, Siaka Coulibaly promet que les actions que viseront les Nations Unies pour le prochain cycle s’inscriront dans les priorités du Pag et les perspectives du Plan national de développement 2018-2025.
Le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, s’est réjoui des avancées notées avant de rappeler les différents domaines dans lesquels des résultats positifs ont été enregistrés en 2017. Il a salué le volontarisme et l’engagement des différents acteurs dans la mise en œuvre de ce plan qui a permis d’aboutir à ces résultats. Il a invité tout le monde à œuvrer à ce que l’objectif commun soit atteint dans le cadre de l’élaboration du prochain Undaf.
La présentation des principaux résultats du Plan de travail annuel de l’Undaf 2017 et les principales conclusions de son évaluation ont permis de savoir les défis qui restent à relever pour une bonne clôture de ce plan avant l’élaboration du prochain Undaf.

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