Plusieurs syndicats du secteur de la Justice, notamment le Syndicat national du personnel de la justice (Synape-Justice), le Syndicat de la Justice chargé des Relations avec les institutions Syntra-Jcri et le Syndicat des greffiers et officiers de justice du Bénin (Synagojub) ne sont pas associés au mouvement de débrayage qui a cours actuellement. Ils l’ont fait savoir, ce mardi 30 janvier, à l’occasion d’un point de presse qui s’est déroulé dans l’une des salles d’audiences du tribunal de première instance de première classe de Cotonou.

Le tribunal de première instance de première classe de Cotonou n’a pas connu d’audience, ce mardi, en raison des motions de grève déposées par cinq syndicats sur les huit que compte le secteur. Cependant, les guichets de délivrance d’actes ont tourné, lors de notre passage dans la matinée. Le Syndicat des greffiers et officiers de justice du Bénin (Synagojub) n’était pas au point de presse.
En ce qui concerne les motivations relatives à leur position, c’est Christian Dagba, secrétaire général du Syntra-Jcri qui a avancé les cinq raisons qui la justifient. La première porte sur le combat qu’ils sont résolus à livrer à la manipulation et à l’exploitation du personnel administratif et technique. Il n’y a plus de soutien aveugle, prônent-ils. La deuxième est relative au fait que les non-grévistes n’ont pas de points inscrits sur la plateforme revendicative qui fonde le mouvement en cours actuellement. La troisième raison est que le dialogue social n’est pas en panne, selon eux. S’agissant de la quatrième raison, « les voies de recours n’ont pas été exercées » et enfin pour la cinquième, « l’apaisement du climat social est une condition sine qua non pour l’aboutissement des réformes au niveau de la justice ».
Pour Christian Dagba, beaucoup de réformes ont été engagées pour la modernisation du secteur de la justice. L’aboutissement desdites réformes nécessite, déduit-il, un climat social détendu. « C’est pourquoi nous estimons qu’il faut privilégier le dialogue », a-t-il soutenu.
Ainsi, retient le Sg/Syntra-Jcri, ils n’ont pas eu besoin d’aller en grève avant que l’autorité n’accède à leurs doléances. « C’est pourquoi nous nous sommes désolidarisés des mouvements en cours dans notre secteur », a conclu Christian Dagba.

D. P. D.

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