Finie la phase des échanges et concertations avec les associations professionnelles et groupes constitués au sein des médias, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre de l’Economie numérique et de la Communication, va au contact des organes de presse et des professionnels des médias. Ce jeudi 25 janvier, à pas de charge, elle a parcouru plusieurs rédactions dans la ville de Cotonou.

Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a démarré sa tournée de prise de contact avec les organes de presse par Radio Tokpa. Elle est descendue au niveau de cette radio commerciale pour échanger avec le personnel, s’entretenir avec la direction et toucher du doigt les conditions de travail sur place. Elle y a été accueillie par le directeur de la station, Guy Kpakpo aux côtés de qui elle a visité les lieux. Elle a même participé en direct à une émission en langue nationale. Occasion pour elle d’apprécier le fonctionnement de la radio et d’opiner en même temps sur des questions touchant à la femme et au développement. Le rendez-vous entre le ministre et le personnel de la radio, quoique bref, a permis aux deux parties d’évoquer des questions liées au monde des médias.
Aurélie Adam Soulé Zoumarou dira ainsi sa fierté de voir le travail qu’abattent les journalistes. Le secteur, selon elle, est en pleine mutation et les jeunes y prennent une part active. De radio Tokpa, elle dira également le bien qu’elle pense, l’identifiant comme un média au service du développement.
Deuxième escale, la radio Capp Fm. A l’accueil, Jérôme Carlos, directeur de la station. Le protocole à ce niveau n’a pas varié. Echange avec la direction, visite des locaux et des installations, puis bref entretien à la rédaction. Occasion pour les journalistes de cette station de découvrir le motif de cette visite de leur ministre de tutelle. « Je suis là pour une prise de contact avec le secteur des médias, pour toucher du doigt toutes les préoccupations qui ont été portées à ma connnaissance à ma prise de fonction et m’imprégner des réalités quotidiennes des médias », introduit-elle. Pour elle, les médias continuent de jouer leur rôle et s’efforcent de s’adapter aux exigences y liées. De cette seconde visite, Aurélie Adam Soulé Zoumarou repart également satisfaite. Mais avant, elle a invité le personnel à ne pas perdre de vue l’objectif de nous révéler à nous-mêmes qui doit guider chacune des actions de la jeunesse désormais.

Au contact des réalités

Le ministre met ensuite le cap sur le groupe de presse Le Matinal. Tikandé Yallou, le directeur, et son staff l’y attendaient. Salutations, brefs échanges et place est faite à la visite des lieux. Un tour rapide à la rédaction du journal, à l’imprimerie, aux autres sections, l’institut de formation en journalisme, le studio-télé, la radio Océan Fm a permis au ministre et à sa suite de toucher du doigt le patrimoine professionnel du groupe de presse. Après quoi, elle a eu une séance de travail avec les responsables du groupe. Occasion pour ces derniers d’exposer les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Lesquelles sont essentiellement d’ordre matériel. « Le défi pour nous, c’est de nous positionner aussi sur le numérique », lui fera savoir Jean Claude Kouagou, le directeur de publication du journal le Matinal.
Ce qu’apprécie ici le ministre, c’est l’engagement au travail du personnel. Elle dit avoir noté « une entité bien structurée » et apprécie les efforts faits dans le cadre de la formation et de la professionnalisation du personnel. « Vous contribuez activement à la préparation de la relève et à la formation », note le ministre.
Golfe Tv est la première station de télévision visitée par le ministre. Contrairement aux étapes antérieures, les responsables du journal n’ont pas souhaité que l’équipe de reportage accompagne le ministre au cours de sa visite.
Aurélie Adam Soulé Zoumarou atterrit ensuite dans les locaux du quotidien L’Evénement précis à Mènontin. Ce journal créé le 17 juillet 2006 présente bien des particularités, fait observer son directeur de publication, Gérard Agognon. Il s’est spécialisé dans les investigations et cela se ressent à travers de nombreux prix raflés au Bénin et à l’étranger. Ici aussi, le ministre a dit son admiration pour le travail abattu et s’est particulièrement réjouit des lauriers dressés à la seule femme de la rédaction dont l’ardeur au travail a été vanté par le directeur du journal.
La télévision privée commerciale Canal 3 Bénin a été le dernier organe visité hier par le ministre. Aux côtés de la directrice Berthe Cakpossa, le ministre de l’Economie numérique et la Communication a visité les installations, les unes après les autres. Cerise sur le gâteau, elle participe à la conférence de rédaction du jour. Conférence au cours de laquelle le rédacteur en chef de la chaîne, André Dossa, est revenu sur l’importance d’un tel conclave et son rôle pour la tenue des éditions du journal télévisé et les émissions.

Tirer profit des opportunités

Sept ans après sa dernière visite au niveau de cette télévision dans un autre cadre, le ministre ne s’est pas empêché de noter avec satisfaction la modernisation des équipements. Mieux, elle a eu de l’admiration pour la jeunesse du personnel et sa combativité. Les échanges entre la direction, le personnel et sa délégation ont permis de lever un coin de voile sur les difficultés de la chaîne. Elles sont nombreuses, assure la directrice Berthe Cakpossa. Elles sont d’ordres technique, financier et matériel. « Dans le milieu de l’audiovisuel, la publicité se fait rare, surtout la concurrence aidant », indique-t-elle. « Nous avons choisi d’être une grande chaîne et le risque à payer est grand. Les recettes s’amenuisent au plan commercial », liste la patronne de la télévision. Elle embraie aussi sur la Télévision numérique terrestre (Tnt) et se fait le porte-parole de ses pairs pour déplorer la faible implication des télévisons ou du moins de leurs responsables dans la migration vers cette technologie.
Aurélie Adam Soulé Zoumarou ne nie pas cette situation. Mais pour elle, cela se justifie par des impératifs. A l’en croire, le Bénin se trouve dans une situation telle qu’attendre les fautifs pourrait compromettre la migration. « Nous allons tout faire pour y aller et chacun va tirer profit », répond le ministre. Au terme de cette visite, le ministre, dans la synthèse, note que des efforts sont faits dans le monde des médias, même si certains éléments sont perfectibles. « On va en résoudre les problèmes et tirer profit des opportunités », conclut-elle.

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Lu 1716 fois