La grève enclenchée depuis une semaine par les différents syndicats des secteurs de la santé, de la justice et de l’enseignement, s’est poursuivie cette semaine avec la fermeture de divers services de l’administration publique dans l’Atacora.

Les agents des secteurs de la santé, de la justice ainsi que de l’enseignement primaire et secondaire ont repris ce mardi le mouvement de grève annoncé par les différents syndicats suite au retrait de leur droit de grève par l’Assemblée nationale. En dépit du rejet par la Cour constitutionnelle de ce vote en leur défaveur, les travailleurs en mouvement ont durci le ton en brillant par leur absence à leurs divers postes.
Si lundi dernier, les élèves ont pu normalement suivre les cours, hier matin c’est bien la désolation dans leurs rangs. « Notre professeur de mathématique n’est pas venu au cours ce matin. Nous attendons le cours programmé à 10 h puisque la semaine dernière notre professeur d’anglais qui est un vacataire a dispensé normalement son cours », indique Malick du Ceg III de Natitingou.
A l’exception des enseignants vacataires présents dans les établissements, les collèges publics observent le mouvement de grève, comme l’a constaté Lambert Bébo, directeur du Ceg I de Natitingou. « Aucun enseignant permanent n’a mis pied dans l’établissement ce matin. C’est grâce aux 125 vacataires du collège que les cours se déroulent normalement dans plusieurs groupes pédagogiques et les devoirs surveillés prévus pour la semaine prochaine pourront se tenir », a-t-il confié.
Contrairement aux établissements scolaires et au tribunal de première instance de Natitingou, les directions départementales qui ont vu leurs agents entrer dans la danse, se sont rebiffées. « Notre ministère n’est pas en grève cette fois-ci. Le Syntra-Com, notre syndicat, a donné un moratoire de deux semaines au ministre de l’Economie numérique et de la Communication pour étudier nos revendications et donner suite aux responsables syndicaux. Ce n’est qu’après tout ceci que nous saurons à quoi nous en tenir », indique Razack Adéléké de la direction départementale en charge de l’Economie numérique, présent au poste à l’instar des autres agents.
Le tribunal de première instance de Natitingou, comme la semaine dernière, n’a pas dérogé à la règle. Salle d’audience grandement ouverte mais vide, bureaux du greffe, cabinet d’instruction, secrétariat administratif restés clos, le mouvement est bien suivi. Seul le parquet est de service. Le président du tribunal est également présent sur les lieux désertés par les usagers.
Dans les hôpitaux ainsi que dans les centres de santé communaux, les agents réquisitionnés par le ministère de la Santé sont à la tâche. Leurs collègues en grève n’ont pas daigné mettre les pieds sur leurs lieux de travail. C’est le calme plat dans l’enceinte de l’hôpital de zone et au centre hospitalier départemental de l’Atacora.

 

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