La fin du moratoire accordé au gouvernement quant à la suspension des mouvements de grève ainsi que la suppression du droit de grève aux agents de justice ont tôt déclenché l’arrêt de travail au tribunal de première instance de Natitingou paralysé depuis ce mardi 2 janvier et ce, pour 72 heures.

Comme l’ont décidé les différents syndicats de la maison justice, toutes les activités juridictionnelles, d’audience, de cabinet d’instruction, les travaux de secrétariat, de la caisse et de la délivrance des actes sont bloquées au tribunal de première instance de Natitingou. Les usagers en ont fait l’amer constat en se rendant sur les lieux, ce mardi 2 janvier. Bureaux du secrétariat du greffe clos, salle d’audience déserte…L’arrêt collectif de travail d’avertissement de 72 heures décidé par les organisations syndicales est bien effectif au tribunal de première instance de Natitingou. L’entrée principale de l’instance judiciaire et sa cour en témoignent dès l’accès. Le personnel des services judiciaires et administratifs, notamment non magistrat a vidé les bureaux laissant les justiciables errer dans l’enceinte sans bénéficier des prestations qu’ils y attendent. Leurs jurons n’y changeront rien. Las d’attendre le concours d’un quelconque agent débonnaire, ils retournent sur leurs pas, maugréant au passage.
Ce mot d’ordre est appelé à être reconduit jusqu’à la satisfaction des revendications qui se résument à l’abrogation pure et simple de la suppression du droit de grève aux agents de la justice, à la création d’un cadre juridique de traitement et de promotion des personnels administratifs communs et des services judiciaires, à l’octroi des avantages aux greffiers en chef et leurs assistants et à la correction de l’arrêté portant modalités de répartition des fonds rétrocédés, à l’élargissement de la prime de vacation aux autres corps en service dans les juridictions. Il est par ailleurs réclamé l’octroi de la prime de permanence aux personnels de la chancellerie, l’actualisation de la nomination des agents comptables des juridictions et la finalisation du manuel de procédures de la régie financière des juridictions.
Les responsables syndicaux justifient la réactivation des mouvements de grève à compter de ce mardi 2 janvier par le fait que les engagements pris par le chef de l’Etat, le ministre du Travail et de la Fonction publique et le Garde des Sceaux n’ont pas été respectés à la suite de la suspension observée depuis le 4 novembre 2017?

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