« La microfinance à l’heure de la digitalisation : une révolution pour des services et produits financiers de qualité ». C’est le thème de la neuvième édition de la journée annuelle du Fonds national de la microfinance (Fnm), tenue ce vendredi 15 décembre 2017 à Cotonou. Les travaux ouverts par le ministre des Affaires sociales et de la microfinance, Bintou Chabi Taro, ont été l’occasion de réfléchir sur le rôle de cette structure dans la mise en œuvre du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) et dans le développement de la finance digitale au Bénin.

Le positionnement du Fonds national de la microfinance (Fnm) par rapport au projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) et au développement de la finance digitale au Bénin préoccupent les acteurs et autres praticiens réunis, ce vendredi 15 décembre à Cotonou, dans le cadre de la neuvième édition de la journée annuelle du Fonds.
Loin d’être un simple événement annuel, cette édition se veut une rencontre où les défis contemporains du secteur sont posés et débattus par les acteurs tant nationaux qu’internationaux afin que jaillissent des pistes de solutions, a précisé Denise Atioukpè, la directrice générale du Fnm, lors de la cérémonie d’ouverture des travaux. La particularité de l’édition 2017 tient à « l’originalité du thème central » des assises ayant rapport avec le positionnement du Fnm dans la stratégie de protection sociale au Bénin, un projet du Programme d’action du gouvernement (Pag) à savoir l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). Elle a évoqué les autres thématiques retenues dont le rôle du Fnm dans le développement de la finance digitale au Bénin. « L’enjeu est de taille », a-t-elle estimé avant d’inviter les participants à s’impliquer sans faille dans les travaux dont elle attend des recommandations utiles pour le développement du secteur.
Soulignant l’importance de la rencontre, Bintou Chabi Taro, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, a indiqué qu’elle permet au Fnm de donner plus de visibilité à ses actions. « Elle donne non seulement l’occasion de présenter son bilan et ses perspectives, mais aussi d’échanger avec les experts et praticiens internationaux et nationaux sur les grands enjeux et défis du secteurs de la microfinance au Bénin en général et celui de l’inclusion financière en particulier », a-t-elle insisté.

Protection sociale

En tant que principal outil de mise en œuvre de la politique de protection sociale du gouvernement, a fait observer le ministre, l’Arch appelé à prendre corps en 2018 apparaît comme un terrain d’action du Fnm. Dans cette perspective, elle a dit son espoir que les contributions et critiques permettront au Fnm, dans son rôle de plateforme du volet crédit de l’Arch, de tirer des leçons utiles pour son positionnement stratégique par rapport au Pag. Elle a également saisi l’occasion pour rappeler les priorités du gouvernement en matière d’inclusion sociale. Celles-ci, a-t-elle dit, portent sur le renforcement de l’accès des populations aux services sociaux de base, les opportunités économiques. Toutes choses qui, selon elle qui, nécessitent la mise en œuvre d’une politique de protection sociale adéquate. En ce qui concerne les potentiels bénéficiaires de ce nouveau système de protection, elle fait savoir que « les principales cibles sont les artisans, les commerçants, les agriculteurs, les artistes, les transporteurs, les jeunes et les femmes et le secteur informel ».
Pour un meilleur déroulement des travaux, les deux panels prévu sur « Le Fnm et le projet phare Arch : quelle articulation pour une meilleure efficacité des actions du gouvernement ? » et « Rôle du Fnm dans le développement de la microfinance numérique au Bénin » ont été déclinés en trois sous-thèmes chacun.

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