En séjour au Bénin dans le cadre d’une visite de travail, la secrétaire générale de la Francophonie, était, ce jeudi 14 décembre, à l’Assemblée nationale. Michaëlle Jean a adressé un message aux députés à la tribune de l’hémicycle où il les a invités à se pencher souvent sur les questions liées aux technologies de l’information et de la communication.

L’Assemblée nationale peut compter sur le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) pour l’atteinte de ses objectifs. L’assurance vient de la première autorité de l’institution Michaëlle Jean qui était face aux députés dans l’après-midi de ce jeudi 14 décembre.
A travers un discours de quarante-cinq minutes, Michaëlle Jean, se dit fière d’être au Bénin, un pays précurseur en Afrique francophone du retour au pluralisme, de la réaffirmation de l'Etat de droit, du renouveau démocratique. Un système politique dans lequel l’Assemblée nationale joue un rôle cardinal en tant qu’institution des représentants du peuple.
D’emblée, Michaëlle Jean loue l’engagement du Bénin à voter avant la fin du premier trimestre de 2018, le projet de Code pénal, supprimant toute référence à la peine capitale. Et cela, dans la droite ligne de la ratification, le 5 octobre 2012, du deuxième protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques visant à abolir la peine de mort. Elle promet l’accompagnement de l’Oif pour l’aboutissement heureux de ce vote.
La secrétaire générale de la Francophonie a invité par ailleurs les députés à mettre le numérique au cœur de leurs actions. «Nous devons, sans tarder, mettre ces technologies nouvelles au service de la démocratie, si nous ne nous voulons pas qu'elles dénaturent la démocratie. Nous devons utiliser au mieux ces moyens de communication et d'information », souligne-t-elle. Elle se dit également satisfaite de l’adoption par le Bénin de la loi sur le numérique. Mais elle souhaite qu’un accent soit mis sur l’utilisation des réseaux sociaux. Ce qui permettra de revivifier la participation des populations à la démocratie avec l’Internet, créer des opportunités inédites d'interactions avec les députés eux-mêmes, faciliter l'accès aux documents et aux débats parlementaires. « Nous devons utiliser au mieux ces moyens de communication et d'information pour rendre les Parlements plus performants dans l'accomplissement de leur mission législative et de contrôle des dérives. Nous devons utiliser au mieux ces moyens de communication et d'information pour mettre toujours mieux en réseau les Parlements et les institutions parlementaires au sein de l'espace francophone et de par le monde, parce que les défis de chacun sont devenus les défis de tous et qu'il est devenu incontournable de pouvoir se concerter, échanger, partager les solutions», relève Michaëlle Jean. Selon elle, atteindre l'objectif d’une démocratie dans les faits, au bénéfice de la réalisation des droits économiques et sociaux de toutes et de tous, c'est aussi, pour les Etats et gouvernements, l'urgente et impérieuse nécessité de mettre en œuvre des politiques et des stratégies inclusives de développement humain et économique, responsable et durable.La secrétaire générale de la Francophonie promet, pour sa part, de continuer à porter le plaidoyer de l’Oif en faveur d’actions concrètes, de partenariats robustes et stratégiques pour la réalisation des ambitions notamment pour la production de cyber législation. Il a assuré le président Adrien Houngbédji de l’appui de l'Oif dans le processus de formulation et d’élaboration du cadre législatif et réglementaire sur l’économie numérique au Bénin. Un appui que le président de l’Assemblée nationale apprécie à sa juste valeur. Il félicite l’Oif déjà pour ses nombreuses actions au profit du développement et de la modernisation du Parlement béninois.

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