« Le temps c’est de l’argent», nous enseigne-t-on. Mais que n’en perdions nous pas dans notre pays jusqu’à récemment ? Les autorités politico-administratives, les premières. Cette pratique désolante semble désormais révolue depuis l’avènement du Nouveau départ. Et pour cause !

Venu du sérail des affaires, Patrice Talon, devenu président de la République, n’hésite pas à appliquer dans la gestion de l’Etat certaines recettes qui lui ont permis de s’imposer comme un opérateur économique réputé. Au nombre de celles-ci, la culture de la ponctualité. Cela n’a peut-être l’air de rien, et on ne le souligne pas vraiment, mais notre pays a fait un grand pas en avant. En effet, il y a encore à peine deux ans, rares, trop rares étaient les réunions publiques qui commençaient à l’heure. Surtout quand le chef de l’Etat ou les ministres devaient les présider. D’utiles heures étaient vendangées. Le spectacle était désolant. Il n’était pas rare de voir des cadres de divers rangs, voire des ministres, déserter leurs bureaux et leurs occupations, pour aller attendre le démarrage d’une activité officielle. Une pratique qui avait l’effet de dérouter plus d’un, et surtout d’éprouver les nerfs des participants, autant que des journalistes appelés à couvrir ces événements. Cela valait au pays des critiques de la part des partenaires au développement obligés de subir notre inconséquence.
Désormais, ces temps semblent loin derrière nous. Et c’est encore de la bouche de ces partenaires au développement qu’on entend les appréciations positives quant à la nouvelle tendance. Un ambassadeur nous confiait ainsi récemment : « Au début, nous avons estimé que la propension du président Talon à être ponctuel relevait d’un effort et que cela ferait feu de paille. Mais nous sommes agréablement surpris de constater que, chez lui, c’est plutôt naturel. » « Cela participe de la crédibilité d’un pays et si la tendance se maintient, ce serait tout bénéfique pour le Bénin », en déduit le diplomate.
Les diplomates ne sont pas les seuls satisfaits. Même dans les rangs des professionnels des médias, on se satisfait de l’amélioration sensible qu’il y a dans la gestion du temps lors des manifestations officielles à l’ère du Nouveau départ. De nombreux témoignages rapportent que, s’agissant du président Patrice Talon, il met toujours un point d’honneur à être à l’heure. Ainsi, toutes les séances dans lesquelles il est attendu, commencent rigoureusement à l’heure. Ceux qui ont le bonheur de le rencontrer en séances de travail ou en audiences à la Présidence soulignent ce trait caractéristique de sa personne. Il est loin aussi le temps où des présidents d’institution pouvaient être invités au Palais et passer des heures à la salle d’attente avant d’être finalement reçus. Désormais aussi, ce sont les retardataires qui font les frais de la méthode Talon. Ainsi, raconte une personnalité, un tantinet gêné, que début janvier, lors de la présentation des vœux des institutions au président de la République, celui-ci a fait démarrer rigoureusement la séance à l’heure prévue. « Croyant que ce serait comme avant, nous étions arrivés au palais avec cinq minutes de retard, et nous avions dû attendre dehors que la séance, sobre par ailleurs, prenne fin. Heureusement, il nous a accordé la faveur de figurer sur la photo de famille ».
C’est là une tendance positive qui doit être maintenue. Au regard de tous les témoignages notés, il apparaît que cela n’est pas conjoncturel avec le président
Talon. On peut donc espérer que cela se perpétue et contamine tous les acteurs publics et, plus généralement, tout le monde au Bénin afin que notre peuple soitcité en exemple comme d’autres. Si « la ponctualité est la politesse des rois », Patrice Talon est assurément un roi, et nous traite en rois en remplissant sa charge avec une addiction particulière à la ponctualité. A nous d’aller à son école.

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