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Le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, Adidjatou Mathys, a reçu officiellement le cahier commun de doléances de six centrales syndicales du Bénin à l’Infosec à Cotonou. C’était ce lundi 1er mai à l’occasion de la célébration de la fête internationale du travail édition 2017.

« Nous invitons le Gouvernement à œuvrer strictement au respect des droits des travailleurs et à ne pas tomber dans les actes attentatoires aux libertés. Le pouvoir d’achat des travailleurs et des citoyens est en chute libre et si rien n’est fait, des remous sociaux sont en téléchargement. » C’est par cette exhortation que le secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), Anselme Amoussou, a terminé la lecture des 67 doléances des centrales syndicales portées à la connaissance du Gouvernement. Lesdites doléances ont été transmises officiellement au ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, Adidjatou Mathys ce lundi 1er mai à Cotonou, à l’occasion de la commémoration de la fête internationale du travail.

Les six centrales syndicales ont choisi pour cette édition de remettre un cahier commun de doléances qui recense les préoccupations de leurs travailleurs. Il s’agit de la Csa-Bénin, de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), de la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin), de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb), de la Centrale des syndicats unis du Bénin (Csub) et de la Centrale  des syndicats du privé et de l’informel du Bénin (Cspib).

Ces revendications sont structurées en quatre grandes thématiques : le secteur parapublic et privé, le secteur public et l’administration territoriale, les revendications transversales et celles liées au secteur informel.

Le ministre Adidjatou Mathys a assuré aux représentants des centrales syndicales l’attention et l’écoute du Gouvernement dont « la préoccupation majeure est de construire ensemble avec tous les citoyens le développement de notre pays pour en faire, dans quelques années, une nation prospère ». Pour y parvenir, précise le ministre, il faut procéder à des réformes qui, même si elles sont douloureuses, sont nécessaires pour attirer les investisseurs. « L’un des reproches faits à notre pays et qui repoussent les investisseurs est la rigidité de notre Code de travail », relève-t-elle. Pour améliorer le climat des affaires, indique-t-elle, le Gouvernement a adhéré à la proposition de loi fixant les conditions et la procédure d’embauche, de placement de la main-d’œuvre et de résiliation du contrat de travail au Bénin. D’autres dispositions sont en cours d’élaboration pour permettre de booster le développement du Bénin. L’autorité n’a pas manqué d’inviter les représentants des travailleurs à la patience et à la compréhension. « Dans le souci de l’intérêt général, je vous demande de dépassionner le débat lorsque nous abordons les questions au cours des travaux de notre commission », souhaite le ministre du Travail. Adidjatou Mathys a assuré aux représentants des travailleurs que le Gouvernement du président Patrice Talon mettra tout en œuvre pour satisfaire au mieux les revendications des travailleurs à commencer par les plus urgentes.

La célébration s’est poursuivie sous son aspect festif.

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