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Au bout de 9 mois de formation, 59 agents municipaux ont reçu leurs attestations d’agents d’exploitation des transmissions et de contrôleurs des transmissions à l’Ecole nationale de la Police à Cotonou. La cérémonie s’est déroulée, vendredi 16 septembre dernier, sous l’égide du ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale.

Les signaux sont désormais au vert pour une opérationnalité efficace des services des transmissions dans les collectivités locales. C’est du moins, ce qu’il convient de retenir de la cérémonie de remise de diplômes de fin de formation à 59 agents de transmissions dont 9 femmes, vendredi 16 septembre dernier. Au nombre de 8 dans le corps des contrôleurs des transmissions (CT) et 51 dans celui des agents d’exploitation des transmissions (AET), à constituer cette deuxième promotion de la formation, ils passent pour des professionnels « mieux outillés » appelés à insuffler davantage de dynamisme au fonctionnement des structures décentralisées.

C’est pourquoi Clément Mikpè, directeur des Transmissions du ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale (MDGL) trouve d’une importance capitale, la nécessité de former les agents de transmission des communes pour la réussite des actions des autorités locales. « Au regard des connaissances que vous avez acquises, votre utilité n’est plus à douter », se convainc-t-il.
Cette confiance leur sera réitérée le long de la cérémonie. Au nom du staff de la formation, le commissaire principal de Police, Mathias Achèdémessi, directeur de l’Ecole nationale de Police a salué l’assiduité, le sérieux et l’endurance des stagiaires. « Vous êtes des civils mais vous n’avez ménagé aucun effort pour vous mettre au pas conformément à la discipline militaire », indique-t-il. Ce caractère, selon lui, est le bonus-atout qui va transparaître a priori dans la qualité de leur travail.

Chemin de combattant

En reconnaissant la rudesse de la formation, Gafarou Oussa porte-parole des récipiendaires se réjouit d’être arrivé à bon port. Pendant neuf mois (décembre 2015-août 2016), ils ont suivi un programme strict de cours théorique et pratique. Ainsi, ont-ils assimilé différents modules tels que la procédure radio, la téléphonie, l’électrotechnique, le code des valeurs, la transmission, la sécurité des transmissions, la maintenance des équipements de transmission, le règlement militaire, le réseau, l’informatique, le trafic, la localisation, etc.
Par la suite, un stage d’immersion dans les administrations préfectorales, municipales et communales sur toute l’étendue du territoire nationale leur a permis de s’appliquer. La présentation du rapport de stage, l’évaluation et la soutenance d’un mémoire précédés par les examens théoriques ont sanctionné la réussite de tous les récipiendaires. « Pour les CT, les moyennes sont comprises entre 15,95 et 14,88 et 13,40 et 16,88 pour les AET », annonce l’inspecteur de Police Appauline Ahobiye, en notifiant qu’une moyenne inférieure à 12 était éliminatoire.
Au regard de ce rendement, le directeur de cabinet du ministre en charge de la Décentralisation, Michel Ayichékpo, a félicité les heureux du jour. En exprimant sa totale satisfaction, il a aussi remercié l’équipe de coordination pour la formation de qualité donnée aux stagiaires. En outre, il les a exhortés à s’évertuer dans une pratique religieuse de leurs nouveaux savoirs dans leurs services respectifs. Ce qui donnera de la valeur à leur parchemin.
Pour réussir cette mission, Gafarou Oussa, le porte-parole des récipiendaires a plaidé pour l’actualisation du décret n° 08-199 de mai 1988 portant statut particulier des corps des personnels des transmissions de commandement territorial et le reclassement des agents des transmissions. La continuité de la formation a aussi été évoquée comme moyens de survie de ce service.
En fait, c’est en 2014 que le ministère de la Décentralisation et de Gouvernance locale a renoué avec ce genre de formation après dix années de léthargie. Pour répondre à cette doléance, le directeur de cabinet Michel Ayichékpo a rassuré les récipiendaires de la ferme volonté du nouveau régime à moderniser l’administration territoriale et à restaurer le sens du service public?

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