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Les fidèles musulmans de Cotonou ont célébré, lundi 12 septembre, à l’instar de ceux du monde entier, la fête de la Tabaski. A la Place Idi aménagée à Maro-militaire, la prière a été officiée par Ahmed Gnonra Ousmane, imam de la mosquée centrale de Cotonou.

Matinée du lundi 12 septembre dans la ville de Cotonou. Les rues affichent l’aspect d’une journée de fête de la Tabaski ou de l’Aïd El Kébir communément appelée la fête du mouton. Quelques appels rythmés d’appels de muezzins résonnent en écho.

Vêtus de boubou pour la plupart, des hommes et des femmes convergent avec empressement à la place de la prière de la mosquée centrale « Tawakaltou » de Maro-militaire. Quelques minutes viennent de s’ajouter à 9 heures.
« L’imam arrive, l’imam arrive », annonce énergiquement un homme débout sur l’estrade. Cette phrase reprise en écho par des haut-parleurs fait accélérer la cadence des installations. En déroulant leur tapis de prière, c’est une multitude de personnes qui s’apprêtent, de part et d’autre de la rue, à prendre place. Conduit par son cortège, l’imam Ahmed Gnonra Ousmane arrive enfin sur les lieux. En sa qualité d’imam de la mosquée centrale, il se place majestueusement devant ses frères et sœurs de foi. Puis, il accomplit les deux unités de prières (rakats) que recommandent les rites de l’Eid.

Education

Après cette étape, il prononce son sermon, un message axé sur l’importance de l’éducation dans la culture de la paix et la promotion de la bonne gouvernance au Bénin. « C’est pour obéir à la demande de Allah que son messager Abraham a voulu sacrifier son fils Isaac. Ce dernier ne s’est pas opposé à la volonté de son père mais au contraire, il l’a pressé de réaliser l’ordre divin », souligne-t-il pour évoquer la genèse du culte du jour. Il en ressort que ces deux personnages ont fait preuve d’une bonne éducation.
En commémorant cette fête, éclaire l’imam, il ne s’agit pas de reproduire le geste de Abraham mais plutôt d’imiter toute la splendeur de son acte, c’est-à-dire l’éducation spirituelle et morale qu’il a inculquée à sa famille et sa soumission à Dieu. C’est de la cellule familiale, renchérit Ahmed Gnonra Ousmane, que nous pouvons bâtir une nation. « Alors si chaque père de famille peut inculquer cette éducation à sa famille, tout le pays sera bien gouverné », a-t-il indiqué.
Dans cette posture de solennité, l’imam a imploré le pardon et la clémence de Dieu sur les fidèles et la nation béninoise. Ensuite, Ahmed Gnonra Ousmane passe à l’acte ultime en égorgeant un mouton. Le sang de la bête gicla au moment où de l’assistance, fusaient des « Allah akbar, Allah akbar… » et sous les objectifs des portables et tablettes de certains de ses coreligionnaires décidés à immortaliser la scène.
Abdoulaye Issa, Nigérien de nationalité, se réjouit d’avoir filmé la séquence de l’immolation. « Maintenant, nous irons immoler nos moutons à la maison », informe-t-il l’air déjà ailleurs.
Une petite flaque de sang s’est déjà formée près de la bête immolée qui gît sur le sol. « Que ce sang versé, aujourd’hui, apaise le cœur de chaque Béninoise et de chaque Béninois afin que nous puissions toujours vivre dans l’harmonie, la paix, l’amour et le bonheur partagé », prie l’imam central. Sa requête semble avoir été exaucée instantanément. En témoignent, les tapotements de mains, les rires et les cris. En bref, la bonne humeur sur les visages des fidèles prédit une bonne fête?

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