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Au lendemain de la décision rectorale portant invalidation de l’année académique 2015-2016 à la Faculté des Lettres, Arts et Sciences et humaines (Flash) de l’Université d’Abomey-Calavi, les deux protagonistes de la crise restent campés sur leur position. Cette situation potentiellement explosive n’augure en rien, de jours paisibles au sein de l’espace universitaire.

L’ambiance était pesante en cette matinée du mercredi 3 août à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac). La forte présence des forces de l’ordre témoigne du climat de tension qui règne entre les autorités et les responsables étudiants. A l’entrée du rectorat, un étudiant encouragé par ses pairs, dresse d’un ton grave une liste de revendications à l’endroit de l’autorité. En l’absence du recteur en déplacement hors du territoire national, le secrétaire général de l’Uac Léon Bio Bigou, encadré par une vingtaine d’hommes en uniforme, écoute la mine serrée. La veille, un arrêté rectoral en date du 28 juillet dernier, portant invalidation de l’année académique en cours à la Faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines (Flash) avait largement circulé sur le campus. Pour les étudiants, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. D’autant que ladite décision est consécutive à une autre qui exclut pour cinq ans, 21 responsables étudiants. Ils sont entre autres accusés, d’incitation au boycott de la composition, de violence avec préméditation, etc. « Nous exhortons le rectorat à revenir incessamment sur toutes ces décisions », s’écrie Sourou Pince Boris Aké, responsable de l’Union nationale des scolaires et étudiants du Bénin (Unseb). Une issue autre que celle-là, engendrait aux dires de Mahoutin Iréné Zannou, l’un des 21 étudiants exclus, la paralysie des activités académiques de l’année à venir. « Aucun nouvel étudiant ne pourra s’inscrire à l’université si les autorités n’accèdent pas à nos revendications », menace-t-il.

A sa prise de parole, Léon Bio Bigou remercie les étudiants et les exhorte à emprunter des voies de protestation définies dans les textes. « Je voudrais avoir sous forme écrite, tout ce que vous venez de dire afin de le transmettre au recteur à son retour» déclare-t-il avant de rejoindre son bureau, laissant sur place le groupuscule d’étudiants protestataires. Mais ceux-ci n’en démordent pas. Aux cris et slogans hostiles au recteur, ils poursuivent leur mouvement jusqu’à l’entrée de la Flash pour les mêmes revendications. Retiré sous un arbre, Romaric Agossa, inscrit en Anglais se dit lassé de ce tohu-bohu. «Seuls les innocents pâtissent dans ce bras de fer », se désole-t-il. De loin, les policiers observent la scène, armes au poing et prêts à en découdre à la moindre explosion. ?

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