L’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) était en assemblée générale extraordinaire vendredi 17 juin dernier à Cotonou. Au terme de ses travaux, elle condamne l’inexécution de l’ordonnance rendue le 9 juin dernier par le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo.

En effet le 9 juin dernier, le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo a pris une ordonnance demandant la suspension de la tenue du congrès électif du comité exécutif de la Fédération béninoise de football prévue le vendredi 10 juin dernier. Malgré cela, «le Comité de normalisation (Conor) avec l’appui des forces de sécurité publique a organisé ledit congrès électif suspendu ». Les magistrats estiment alors que « le gouvernement n’a rien fait pour l’exécution de cette décision ». Ce qui, à leurs yeux, constitue une violation de la disposition de la Constitution du 11 décembre 1990. Ils parlent de «mépris pour le principe de la séparation des pouvoirs».
L’Unamab saisit cette occasion pour prendre à témoin l’opinion publique nationale et internationale sur « le risque de dérive que recèle le comportement du gouvernement et le met en garde contre toute tentative de remise en cause des décisions de justice». L’Unamab demande par conséquent au gouvernement de prendre sans délai les mesures idoines afin que l’ordonnance bafouée produise son plein et entier effet».
Précisons que le congrès interdit a bel et bien eu lieu. Au terme de ses travaux, Anjorin Moucharafou a été élu président de la Fédération béninoise de football.

Sabin LOUMEDJINON

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