Le professeur Joseph Djo-gbénou est désormais le nouveau Garde des Sceaux. Il s’est installé dans ses fonctions, jeudi 7 avril à Cotonou, en remplacement de Me Evelyne da Silva Ahouato. C’était au cours d’une cérémonie empreinte de solennité qui a eu lieu en présence des membres du cabinet et de quelques parents et amis des deux ministres.

«Vous avez tous constaté que le ministère est en charge de la Justice et de la Législation. Le gouvernement de la Rupture l’a souhaité ainsi pour éviter cette forme d’ethnologie institutionnelle qui voudrait que chaque fois qu’il s’agit de l’Afrique, qu’il y ait des épithètes ou des qualificatifs. Les droits de l’Homme sont au cœur de l’action de la justice, ils sont au cœur de l’action de tous les départements ministériels. Les droits de l’Homme sont une priorité existentielle de la démocratie. Il n’était donc pas nécessaire d’en ajouter….», a tenu à clarifier le tout nouveau Garde sceaux. Il a, par ailleurs, remercié son successeur de l’action qui a été la sienne à la tête de ce département et à la suite de bien d’autres. «Vous remerciant de cet effort, j’adresse mes remerciements et ma gratitude à l’ensemble du personnel qui vous a accompagné et je reste dans l’espérance que cet attachement au renforcement de notre justice, à la protection des droits des citoyens, à la contribution de la justice au développement de notre pays, ne nous sera pas marchandé», a insisté Joseph Djogbénou.

Parlant du sujet, il indique que la Justice est au cœur de la démocratie. Il précise que les réformes les plus importantes attendent la maison. «On a donc compris que la maison Justice est à l’image de ce bâtiment qui l’abrite. Il y a un besoin important de réformes», a confié le nouveau Garde des Sceaux
Il précise, par ailleurs que le point central de son action est d’accompagner le président de la République dans cette réforme. «Le quinquennat réussira si la maison Justice est bien tenue et si ensemble, nous accompagnons le président de la République dans les réformes essentielles pour lesquelles il a été élu.
Pour lui, ces réformes sont d’abord celles de la Constitution du Bénin, et ensuite celles de la justice. Il précise que pour l’essentiel de la révision de la Constitution à venir, le Conseil supérieur de la magistrature en est le cœur, et la Cour suprême, le poumon. «Une réforme qui sera prolongée par celle du statut de la magistrature, puis par la réforme des textes organisant le concours du Conseil supérieur de la magistrature….les Ordres verront leurs statuts modifiés», dira Joseph Djogbénou.
S’adressant aux partenaires techniques et financiers venus nombreux le soutenir à cette cérémonie, il les a remerciés au nom du peuple béninois et du gouvernement. «Nous allons davantage vous convaincre de faire davantage», leur a-t-il lancé avant de les assurer de la conviction du président de la République de ce que la Justice est un facteur important pour le développement économique, «un facteur important pour la paix sociale, et pour la démocratie».
Il a par ailleurs promis d'inverser la tendance qui laisse croire qu’il s’agit d’un ministère de petit budget mais avec de grandes difficultés. «Nous allons faire désormais que, ce soit un cabinet de grand budget et de peu de difficultés», a laissé entendre Joseph Djogbénou.
Avant lui, son prédécesseur Me Evelyne da Silva Ahouato a fait le point de ses grandes réalisations à la tête de ce département, depuis le 18 juin 2015 qu’elle y a pris fonction. Puis, elle a salué le dévouement du personnel à son égard, avant de l’exhorter à en faire autant avec le nouveau patron des lieux pour le bonheur du pays?

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