Plus qu’un scrutin, c’est à une fête électorale qu’on a assisté dans la commune d’Abomey-Calavi. Dans tous les quartiers de la ville tout s’est déroulé dans le calme.

C’est un signe évident de maturité. Abomey-Calavi a voté dans le calme et dans la sérénité. Partout dans cette commune, c’est l’enthousiasme. Les différents bureaux de vote ont ouvert à l’heure. C'est-à-dire à 7h précises. Seuls quelques rares bureaux ont accusé un léger retard d’une quinzaine de minutes ou au plus une heure. Le matériel de vote disponible et les responsables à l’organisation faisant la ronde pour s’enquérir du déroulement. Partout, on notait également la forte présence, mais discrète, des Forces de l’ordre : police et gendarmerie ainsi que certains citoyens qui sont restés, une fois leur devoir civique accompli, pour disent-ils, «sécuriser le vote».

La forte représentation des candidats dans les bureaux de vote, surtout ceux de la coalition de la rupture n'a pu passer inaperçue. Une escouade d’observateurs est également remarquable dans les centres de vote : la Céna, la Cour constitutionnelle, la Haac, la Cedeao, l’Uemoa et beaucoup d’autres Organisations de la Société civile.
De la localité d’Adjagbo, Agassa Godomey dans l’arrondissement d’Akassato, à Akassato-centre, jusqu’à Calavi, Kansounkpa, Togba, Dodja…l’organisation a été parfaite. On y note des centres de vote avec trois à sept bureaux de vote par endroits avec une affluence matinale. Il a fallu attendre la fin de la matinée pour retrouver l’affluence dans les bureaux de vote.

Sans incidents majeurs…

Si le vote a été sans incidents majeurs dans la commune d’Abomey-Calavi, quelques couacs ont été enregistrés. Il s’agit pour la plupart des cas des électeurs (ils ne sont pas nombreux), qui n’ont pas retrouvé leurs noms sur la liste. Il y a surtout ceux qui ont compris autrement la dernière décision de la Céna, en se présentant dans les bureaux de vote avec leurs cartes d’identité pour accomplir leur devoir civique, alors qu’ils ne font pas partie des nouveaux majeurs. A cette catégorie s’ajoutent ceux qui viennent dans l’intention de voter avec leur carte d’électeur de 2011. Toutes ces catégories d’électeurs se sont simplement heurtées au refus catégorique des responsables de bureaux de vote.
A l’epp Agassa Godomey dans l’arrondissement d’Akassato, certains électeurs sont obligés de monter sur leurs grands chevaux. Ce qui a suscité un remous et a perturbé le scrutin quelques minutes avant que les forces de l’ordre ne ramènent le calme. Mais le fait le plus dramatique a été l’arrestation d’un électeur pour fraude. De nationalité étrangère (un pays voisin du Bénin), il a pu se procurer une carte d’électeur et s’apprêtait à accomplir le vote lorsque quelqu’un l’a dénoncé. L’intéressé a reconnu son forfait et a été conduit au commissariat par les agents de sécurité présents sur les lieux.?

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