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Le président de la Cour constitutionnelle Théodore Holo s’est prononcé sur l’éventualité d’un nouveau report du scrutin du 6 mars prochain. Selon lui, un report, même d’un jour de l’élection présidentielle de 2016, violerait la Constitution du Bénin. La Cour constitutionnelle est gardienne de la Constitution et n’accepte pas la violation de la loi fondamentale.

«Le 6 mars est le dernier délai pour organiser le premier tour de l’élection présidentielle de 2016. Un nouveau report du scrutin même d’un jour violera la Constitution de 1990, et la Cour constitutionnelle n’acceptera pas une violation de la loi fondamentale, car c’est elle la garante de la Constitution». Ce sont les propos du président de la Cour constitutionnelle Théodore Holo, qui se prononçait jeudi 25 février, sur l’éventualité d’un nouveau report du scrutin du 6 mars prochain. C’était à l’occasion du lancement de la formation des délégués de ladite Cour en vue d’assister celle-ci à jouer pleinement son rôle qui est de veiller à la régularité du scrutin.

Le président de la Cour constitutionnelle a voulu couper court aux rumeurs faisant état de ce qu’un nouveau report est envisageable en raison du retard observé au niveau de la production et de la distribution des cartes d’électeur. Selon lui, sur les 4 500 000 électeurs inscrits, à peine 40 000 sont réellement concernés par le problème de cartes, les autres ayant déjà leurs cartes de 2015.
«On ne va pas pour moins de 1% du corps électoral, violer la Constitution pour qu’on aille au-delà du 6 mars, et c’était le sens de la Décision de la Cour constitutionnelle qui rappelle que ceux qui n’ont pas leur nouvelle carte voteront avec leur ancienne carte», a indiqué le président de la Cour constitutionnelle qui espère que tout le monde aura sa carte au plus tard le 6 mars. Ce qui d’ailleurs est en violation du Code électoral. A cet égard, Théodore Holo rappelle que la Cour constitutionnelle est au dessus du Code électoral et que le délai constitutionnel est impératif. «Dans la hiérarchie des normes, le délai de la Constitution prime sur le délai prévu par le Code électoral. Entre deux maux, il faut choisir le moindre, et le moindre c’est le respect du délai de la Constitution, et la Cour constitutionnelle a anticipé. C’est pourquoi, elle autorise le vote avec les cartes d’électeur de 2015 qui ont une validité de 10 ans», explique-t-il. En cette matière, il a rappelé que les délégués de la Cour constitutionnelle seront formés pour être attentifs à la manière dont les cartes de 2015 et celles de 2016 seront utilisées le jour du scrutin. Il estime que ce sont des précautions qui sont prises pour garantir la sincérité du scrutin?

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