Les travaux de la 34e session ordinaire du Conseil des ministres de l’Autorité du bassin du Niger (ABN) ont démarré ce lundi 21 décembre à Cotonou. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier ministre Lionel Zinsou.

En prélude au 11e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’ABN, il se tient depuis lundi 21 décembre à Cotonou la 34e session ordinaire du Conseil des ministres.

Au cours des travaux, il sera question, entre autres, d’étudier le rapport exécutif au 30 novembre 2015, le rapport des auditeurs externes sur la gestion financière et comptable de l’exercice 2014 ; le plan de travail annuel et le budget 2016 de l’Autorité, l’Accord-cadre de coopération pour le dialogue politique dans le bassin transfrontalier du Mékrou ; la loi sur la gouvernance au sein de l’Autorité du Bassin ; l’appréciation de l’audit institutionnel et organisationnel.
La tâche est ardue et exaltante, a rappelé la présidente du Conseil des ministres de l’ABN, Christine Vyaho Gbédji. Elle précise, par ailleurs que cette rencontre permettra d’aborder d’importantes questions devant contribuer à l’amélioration du fonctionnement de l’institution commune. Poursuivant son allocution, elle dit «compter sur la détermination habituelle afin que des délibérations sortent des recommandations éclairées à l’adresse des chefs d’Etat et de gouvernement ». Elle finit par le renouvellement de la gratitude de l’institution aux partenaires techniques et financiers en l’occurrence la Banque mondiale. «C’est 9 pays qui ont une vision commune pour le bonheur de 130 millions d’habitants», a-t-elle conclu.
Pour sa part, le Premier ministre Lionel Zinsou qui présidait la cérémonie d’ouverture des travaux a longuement insisté sur le rôle et l’importance du fleuve Niger qu’il qualifie de lien fondamental entre les pays qu’il traverse. «L’eau est source de vie. Et ce fleuve est un facteur important de production», a dit le Premier ministre qui a exhorté à la mobilisation des ressources pour son développement.
Pour sa part, le représentant de la Banque mondiale, chef de file des PTF de l’ABN, Sylvain Adokpo Migan a précisé que le changement climatique est l’un des grands défis de l’humanité en ce début du 21e siècle, notamment dans les pays du Sahel avec des conséquences dramatiques. «La vie de plus de 130 millions d’habitants autour du fleuve Niger est basée sur l’utilisation des ressources naturelles du bassin, notamment pour des activités dans le secteur de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, de l’énergie et de la navigation. Le fleuve Niger est le fleuve des fleuves. C’est une artère vitale pour le développement des pays qui ont en partage le bassin.»; a- t-il indiqué, précisant qu’aujourd’hui la pérennité des services éco systémiques offerts par le bassin du Niger est menacée. «Son environnement physique a été marqué par trois décennies de sécheresse et une forte croissance démographique dont les effets se sont conjugués pour accélérer la dégradation des terres et des eaux, fragiliser les écosystèmes aquatiques et accroître l’appauvrissement des populations¦

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