Le ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation a rencontré, hier mercredi à Cotonou, les acteurs de la chaîne des dépenses publiques ainsi que certains opérateurs économiques. Leurs échanges ont porté sur les réformes entreprises par le gouvernement pour mieux satisfaire ses prestataires. Le ministre Komi Koutché était soutenu, pour la circonstance, par ses collègues Jean-Michel Abimbola de la Culture et de l’Artisanat et Safiou Idrissou Affo de la Jeunesse, des Sports et Loisirs.

Le gouvernement souhaite désormais revoir sa collaboration avec le secteur privé qu’il considère d’ailleurs comme un partenaire privilégié. C’est en ce sens que des réformes sont en cours au niveau du ministère en charge de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation pour que le règlement des prestations fournies à l’Etat, ne fassent plus l’objet de tracasseries. C’est du moins ce qu’a expliqué le ministre en charge de l’Economie et des Finances, Komi Koutché.
Dans un long exposé fait à l’assistance composée des acteurs de la chaîne des dépenses publiques ainsi que des entrepreneurs, il a indiqué que «ce sont des reformes qui permettent qu’à très court terme les prestations soient payés en temps réel». Avec ces réformes, on peut à partir d’un simple SMS, se renseigner sur le niveau d’évolution de son dossier.

C’est une plate-forme qui vous renseigne. Et à partir du guide, il vous est loisible de vérifier si normalement votre dossier ne devrait pas être à un niveau plus avancé. Bref, c’est une petite révolution qui est actuellement en cours dans le pays pour le bonheur des prestataires de service de l’administration publique. «Ce sont des réformes qui visent à sortir les prestataires de la précarité dans laquelle ils vivent actuellement», a laissé entendre le ministre Komi Koutché pour qui, la seule cause des prestations restées impayées depuis des années est «le fait qu’il n’y ait pas un exercice de planification avec un arrimage "objectif des besoins" par rapport au budget.»
Selon les explications du ministre des Finances et tout le débat qui a suivi, on retient que désormais, chaque membre du gouvernement sera ordonnateur de son budget. La loi organique portant Loi des finances appelle désormais beaucoup plus de la part des acteurs sectoriels, des notions de responsabilité et davantage de professionnalisme. C’est cela les réformes que propose le MEFPD «de sorte que dans les actions qui sont menées au quotidien, on puisse savoir ce qu’il faudra faire».

Les techniciens du ministère en charge des Finances soutiennent qu’«en matière d’exécution de budget, il n’ya a pas de norme statique. L’exécution du budget est un mécanisme dynamique». Pour eux, les réformes sont engagées. «Et si nous ne les faisons pas aujourd’hui, nous supporterons les conséquences demain».
Au cours de la séance, beaucoup de préoccupations ont été exprimées et sont relatives au secteur de l’artisanat. Elles se résument sous plusieurs formes : la réalité des réformes, leur faisabilité, ainsi que la véracité de ces reformes.
Pour l’essentiel, il est à retenir que sous l’autorité du ministre en charge des Finances, il a été mis en place un mécanisme. Lequel mécanisme fera l’objet d’une évaluation trimestrielle.

Désormais, l’ensemble des commandes publiques dans tous les ministères au niveau de toutes les structures déconcentrées de l’Etat sera évalué pour savoir le niveau de respect de ces réformes. «Ce qui suppose que les directeurs des ressources financières et matérielles (DRFM), les directeurs de la Prospective et de la Programmation (DPP), ainsi que les chefs service suivi et Evaluation doivent mettre en place les mécanismes statistiques qui devront leur permettre de savoir le niveau de respect de ces dispositions en temps réel. »

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