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La présidente de l’Institut national pour la promotion de la femme (INPF), Vicentia Boco, était hier mercredi 4 février, l’invité du journal privé l’Evènement précis. Dans un entretien à bâton rompu de plus d’une heure avec les journalistes venus de plusieurs rédactions, elle a fait le tour des préoccupations liées à la vie de son institution et à la promotion de la femme au Bénin.

«Plus de 17 études, suivies de recommandations et d’actions, ont été déjà réalisées dans différents secteurs d’activités par l’Institut national pour la promotion de la Femme (INPF) depuis bientôt quatre années d’activités. Il est donc un outil utile, une manière de faire, une voie qui, à terme, va apporter des changements qualitatifs significatifs sur la situation de la femme au Bénin ».

C’est par ces mots que la présidente de l’INPF, Vicentia Boco, a démarré, hier mercredi 4 février au siège du journal privé, l’Evènement précis, son entretien avec les journalistes.
Selon ses explications, l’institut identifie à travers des études spécifiques, les souhaits de la gent féminine et propose à travers des recommandations, des actions dont il veille à la prise en compte. Soulignant l’importance de ces études, Vicentia Boco a signifié que l’étude sur l’apport des femmes aux revenus des ménages a permis de savoir que 47% desdits revenus sont assurés par la femme. Néanmoins, l’ancien ministre a déploré que les structures qui travaillent sur les mêmes thématiques voient l’institut comme une structure concurrente. Pour Vicentia Boco, plus des femmes seront élues maires, mieux la gouvernance sera. Et c’est pour les encourager à s’intéresser à la gestion de la chose publique, que son institution a identifié les femmes potentielles candidates, les a formées en leur faisant toucher du doigt les réalités politiques, les contraintes, les exigences et les potentialités requises pour réussir une carrière politique dans le contexte béninois.

«Dans ce combat permanent, l’INPF a également travaillé avec les chefs de partis politiques sur la question», a-t-elle signalé au passage. Au sujet du projet de loi sur l’égalité entre l’homme et la femme reporté sine die par les députés, Vicentia Boco croit que cette loi n’était pas formulée pour être votée. «Dans ce texte de loi, on devait montrer aux femmes leur place et les inciter à la prendre», déplore la présidente. Cependant, elle garde espoir que ce texte de loi sera revu et voté pour donner la chance aux 52% des femmes à participer à la gestion de la chose publique. Quant à l’utilisation des femmes pour les marches, et manifestations grand public, elle condamne et estime que la pratique est regrettable. «Car, cette façon de faire s’appuie sur la fragilité de la femme. Et la solution, c’est de mettre la femme à l’abri du besoin et d’inviter les auteurs de ces pratiques manipulatrices à rompre radicalement», a-t-elle conclu.

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